Quand l’IA masque l’ignorance

L’intelligence artificielle a aujourd’hui révolutionné la parole et l’écriture. Ce que l’on croyait autrefois réservé aux films de dessins animés, comme faire parler les animaux est devenu presque banal. Même un crapaud, symboliquement parlant, peut désormais donner une interview ou presque. Aujourd’hui avec l’IA, tout le monde peut parler, écrire et publier.

Qui pis est, derrière ce miracle technologique se cache une inquiétante illusion. A coups de copier-coller, des individus autrefois incapables d’aligner trois phrases correctes deviennent soudainement auteurs, journalistes ou rédacteurs. Celui qui confondait  »merci » avec  »mercie » s’improvise désormais penseur assisté par robot.

A savoir est que l’intelligence artificielle, en soi, n’est ni bonne ni mauvaise. C’est un outil, un formidable outil même, quand il est bien utilisé pour corriger, accompagner, inspirer. Mais entre les mauvaises mains, elle devient un masque qui cache l’incompétence et trompe les lecteurs non initiés. Pire encore, elle étouffe les vraies plumes, celles qui ont travaillé leur style, leur pensée et leur rigueur.

Il est donc essentiel de dire que l’IA ne remplacera jamais l’intelligence humaine. Sans esprit critique, sans conscience, sans regard humain, elle peut devenir un danger. Mal utilisée, elle ne produit pas du savoir, mais du bruit. Non encadrée, elle ne fait pas avancer, mais dérive. Le progrès, sans réflexion, n’est que désordre maquillé. Le vrai moteur reste, et restera, l’intelligence humaine.

Alberto KAZADI CIMINYI

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